Que pourrait-être notre le libre arbitre ?

Le libre arbitre peut être défini comme la capacité d’un individu à s’autodéterminer lui-même.

En première approche, tout individu se sent maître de lui-même, gouverneur de ses choix. Mais plus on apprend à se connaitre et plus nous découvrons que des forces intérieures nous entraînent vers des buts qui sont déterminés par notre nature et notre socialité. Quelle est donc notre marge de manœuvre ?

De quoi sommes-nous libre ?

Sur le plan intérieur, nous pouvons penser être le créateur de nos pensées. Mais lorsque nous pratiquons l’introspection, nous nous apercevons que nous en sommes que le compositeur plus ou moins talentueux… Les pensées jaillissent à partir de pulsions inconscientes au travers de nos éléments de connaissances et de notre aptitude à nous concentrer.

Notre niveau de liberté intérieure dépend alors de :

  • notre vécu
  • nos connaissances
  • notre capacité de conscience
  • notre capacité d’imagination

Sur le plan extérieur, nous pouvons penser être libre d’évoluer comme bon nous semble. Ceci est vrai dans le domaine de l’imaginaire, mais dès que nous passons en pratique, les choses se corsent et le niveau de stress lié à la sortie de nos fonctionnements habituels peut nous engloutir, nous empêchant de sortir de notre milieu d’origine.

Chaque milieu, chaque société a son niveau d’autorisation de la liberté individuelle et son niveau de maîtrise technologique. Si nous naissons dans une société basée sur le droit individuel avec des possibilités techniques élevées, alors notre libre arbitre prend plus de poids.

Notre niveau de liberté extérieure dépend  :

  • de notre milieu initial
  • de la société dans laquelle nous évoluons
  • des savoirs obtenus
  • des devoirs et des interdits reçus
  • de nos limites physiques et psychologiques
  • de notre capacité à faire évoluer nos propres limites

De quoi sommes-nous arbitre ?

Si notre liberté d’action est en partie déterminée par nos possibilités intellectuelles, physiques et psychologiques, elle est également limitée par nos propres limitations mentales. L’humain a tendance à limiter son propre champ d’actions pour répondre à un impératif : le devoir moral.

Mais d’où vient ce devoir moral ?

La morale naît du jugement, le jugement repose sur les difficultés personnelles vécues. Si quelque chose de mal nous arrive (quelque chose qui nous fais souffrir) notre cerveau tend naturellement à imprimer un jugement. La qualité de ce jugement sera associé à la finesse de la compréhension des mécanismes qui ont amené cette souffrance. Plus il sera grossier et plus ce jugement nourrira de préjugés et donc des morales limitantes dans notre rapport au monde et aux autres.

Le phénomène d’abus de pouvoir que l’on trouve malheureusement trop souvent dans les fonctionnements sociaux de l’humanité amplifient et pervertissent ce processus. Ceux qui dominent s’octroient un rôle éducatif. Or la qualité de cette éducation est rarement la plus saine. Elle est même parfois teintée de perversité où quelque chose en nous (notre nature humaine portée par une pulsion de mort déviée) s’amuse à manipuler, à faire souffrir les autres dans les tâches et les rôles que nous pouvons leur infliger.

Quoi qu’il en soit, nous avons en tant qu’être humain, une aptitude à être éduqué, à s’approprier des savoirs, des devoirs et des interdits transmis que nous n’avons pas par nous-même directement expérimentés. Ce qui peut s’avérer être un avantage déterminant dans la compétition inter-espèces du vivant peut être un fléau à l’échelle individuelle si ces interdits sont trop contre-nature.

Tout l’enjeu de l’arbitrage individuel consiste à remettre en question les savoirs, les devoirs et interdits acquis. Et pour cela les femmes et les hommes sont doués d’une capacité des plus puissantes, des plus libérantes : leur Raison.

4 commentaires sur “Que pourrait-être notre le libre arbitre ?

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  1. Article très clair et à propos. Notre libre arbitre dépend donc de notre capacité à pouvoir analyser une situation d’ensemble, et non pas juste issu du flux de nos pensées. Tel un arbitre, nous décidons en prenant en compte le respect des valeurs morales, éthiques et les conséquences collatérales. Une fois la décision prise, elle peut, malgré cette prise en compte globale, faire évoluer une situation, et nous permettre enfin d’être nous-mêmes. Nous évaluons si nos choix, bien que personnels, atypiques ou novateurs n’auront pas d’incidence fâcheuse malgré tout. C’est cela un libre arbitre.
    Je dirais que le libre arbitre intérieur est bien plus grand qu’extérieur. Nous avons toujours le choix d’être en paix, heureux malgré des faits extérieurs difficiles.

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