Comment avoir confiance en soi et braver les autres ?

Même s’il doit y avoir un facteur génétique, la confiance en soi est moins innée qu’acquise.

La confiance en nous se trouve un chemin comme les racines d’un arbre se déploient dans le bon sol. Si le terreau de notre éducation a été mauvais voire hostile, notre confiance en nous-même sera plus mince qu’un individu qui a été soutenu, guidé et encouragé.

Cependant, adulte, nous pouvons nous rééduquer à nous aimer et nous estimer afin de trouver et de croître dans le terreau que nous méritons.

Dans quelle mesure devons-nous avoir confiance en nous ?

Si avoir une confiance insuffisante est handicapant dans notre vie sociale, un excès de confiance en soi est tout autant préjudiciable. Car quand la confiance en soi se transforme en surestime de soi, celle-ci engendre le rejet des autres et nous entraîne dans des voies périlleuses ou frustrantes.

C’est ainsi que pour avoir une saine confiance en soi, il s’agit de développer notre état d’Adulte. Être capable de raisonner. La raison diminue les peurs infondées et inutiles et permet de trouver les chemins vers un milieu qui convient mieux à notre nature personnelle.

L’Adulte apprend à encadrer le champ de ses relations afin de diminuer le niveau d’illusion qui conduit à la frustration et d’augmenter le niveau de fonctionnement qui conduit au plaisir d’être ensemble.

Il s’agit ici, d’aligner notre confiance en nous sur notre Raison, sur notre capacité à discerner où nous sommes capables d’aller et où les autres n’y sont point prêts. La confiance n’est pas opposition aux autres, mais légitimité personnelle à se prendre en main.

Se prendre en main, c’est aussi devoir faire ses adieux aux relations d’autorités existantes qui ne correspondent plus à notre autonomie acquise.

Comment sortir de nos relations limitantes ?

Plus nous sommes autonomes et plus nous voulons être acteur de notre propre existence. Et en cela nous devons faire face aux intérêts de ceux qui exploitaient jusqu’à présent notre manque d’autonomie, que cela soit psychologiquement avec des proches autoritaires ou professionnellement avec des employeurs trop tyranniques.

Mieux vaut éviter les ruptures brutales.

Ce qui compte ici, c’est d’éviter de voir tout en blanc ou tout en noir. Dans toutes relations, il y a quelque chose de bon à en tirer, ne serait-ce que par l’opportunité que cela nous apporte d’avoir un espace pour apprendre à dire non. L’enjeu est moins de tout rejeter en bloc en demandant le divorce total et définitif que de mettre en condition les points que l’on ne souhaite plus accepter.

Se respecter soi.

Se laisser marcher dessus, c’est souffrir d’un manque de respect pour soi. Ce n’est pas parce qu’on refuse de se faire mal traiter que l’on agit méchamment, bien au contraire. Il s’agit en fait de n’être ni un paillasson, ni un hérisson.

Se respecter soi-même, c’est aussi respecter les autres.

On peut très bien relever et ne pas accepter une maltraitance faite à son encontre, sans le faire dans la rage. Et cela est tout l’art de la confiance en soi : comprendre que ceux qui sont hostiles envers les autres, le sont aussi envers eux-même. Nous détestons chez les autres, ce que nous n’osons voir en nous-même…

Être en accord et en autorité avec soi-même.

Une des conséquences de l’inautonomie psychologique, c’est le sentiment de culpabilité. L’écart entre ce que nous faisons et les valeurs que nous portons est nocif pour notre « état d’être ». Mais avant de juger nos actes à l’aune de nos valeurs, ne serait-il pas bon de juger nos valeurs à l’aune de ce que nous aimons faire ?

Trop s’en demander est le symptôme d’un manque d’autorité sur soi-même. C’est alors que nous avons reçu une éducation trop contraignante qui nous a ancré plus ou moins profondément dans notre psychisme : soumets-toi à tes devoirs ! Mais les devoirs que nous portons servent bien plus souvent l’intérêt de ceux qui maintiennent leur autorité par la force (que ce soit physiquement, psychologiquement ou économiquement).

Il n’y a pas de mal à nuire à l’autorité qui a été acquise par la force, que ceux qui l’incarnent en soi conscients ou non. Nous méritons ce que nous ne nous limitons pas à être.

Faire face à nos démons.

Le fait de se contraindre émotionnellement (par une peur interne) au pouvoir que les autres exercent sur nous ou d’abuser nous-même de notre propre pouvoir est le symptôme de maltraitances anciennes à notre égard. Une autorité violente par le passé, ancre dans nos entrailles : la peur de ceux qui font autorité pour nous.

Un meilleur entourage, une psychanalyse et des interventions sur l’inconscient est alors ici une piste pour mieux vivre nos peurs et moins tomber dans le piège de la fuite sociale qui engendre de la soumission ou dans la perfidie qui engendre de la manipulation.

Avoir un itinéraire bis.

Si s’affirmer est positif (les choix difficiles font généralement la vie facile), il ne faut pas pour autant oublier que l’on obtient que ce que l’on mérite. Mais il faut entendre cela non pas comme un mérite-récompense mais comme un mérite-aptitude. Mordre la main mal intentionnée qui nous nourrit, oui, mais surtout serrer la main de ceux avec qui nous créerons un meilleur milieu où s’épanouir demain.

Savoir et s’organiser a toujours apporté quelque chose qui a de la valeur. On a rien sans rien mais ce n’est par pour autant que ce « sans rien » doit être trop lourd en contre-partie.

Apprendre à aimer le chemin autant que la destination.

Notre feuille de route ne doit pas être en rupture totale avec notre situation actuelle. Pour avoir toutes les chances d’aboutir vers un nouveau et plus beau chemin, il nous faut chercher ceux qui se profilent devant nous et non de s’imaginer ceux auxquels nous rêvons et qui n’existent pas (ou tout du moins pas encore).

L’idéal, doit nous donner un cap, une valeur supérieure qui permet de surmonter les épreuves du moment. Sans succomber au piège de la frustration qui est le symptôme de l’incapacité, il nous faut se trouver les aptitudes dans l’ici et maintenant et avancer dans ce quotidien qui a très souvent ses parts de plaisirs et de joies à découvrir et à conquérir.

13 commentaires sur “Comment avoir confiance en soi et braver les autres ?

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  1. Bonjour, bonjour,
    MERCI pour cet article que je trouve très intéressant… avec 2 de tes phrases qui vont me suivre pendant quelques jours (moinimum)… et qui me feront grand bien :

    – « La raison diminue les peurs infondées et inutiles »… et aujourd’hui je me suis déjà posé la question face à 3 craintes : ai-je un motif valable d’avoir peur pour telle et telle action ? Cela m’a aidé à avancer…

    … et ta seconde phrase qui est d’une beauté utile pour chaque jour de ma vie : « Apprendre à aimer le chemin autant que la destination »… C’est simplement GENIAL… Prendre du plaisir à ce que l’on fait… Et même si notre action mène à un échec, je pourrai me dire ‘OK OK, le but n’est pas (encore) atteint, mais j’ai pris du plaisir à essayer de réussir… et les moments de plaisir ne sont jamais des moments perdus.

    Encore MERCI….

    Mister Philou

    Aimé par 1 personne

    1. Merci à toi Mister Philou, pour ce beau commentaire.
      Je prends plaisir à arpenter les chemins de la connaissance qui ont une utilité pratique pour nos existences et qui ont fait leurs preuves à partir de ma propre expérience vécue. C’est top que tu y trouves un peu de quoi « nourrir ton vivre » 🙂

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