De l’émancipation par la connaissance

Si le développement du bonheur passe par la libération de nos conditions limitantes et douloureuses, la liberté ne serait se construire sans savoir… 

De quoi faut-il nous libérer ?

Il nous faut nous libérer de ce qui nous fait souffrir. Et la cause racine de la souffrance est la non-nutrition voire la mal-nutrition de nos besoins. Il s’agit donc moins d’une libération que d’une capacité à croître dans le milieu qui nous respecte et nous aide à nous épanouir. Et cela passe par la capacité à nous libérer des processus qui nous ancrent dans une situation qui ne nous respecte pas.

Il y a les mécanismes sociaux qui nous entraînent dans les activités que les plus forts ont organisés pour tirer bénéfices de nos besoins.

Il y a les mécanismes affectifs qui nous engluent dans des relations qui ne sont pas forcément bénéfiques pour nous-même.

Il y a les mécanismes intérieurs qui nous empêchent de nous autoriser nous-même à être le meilleur de ce que l’on pourrait être.

Quelles sont les voies de l’émancipation ?

Socialement, il s’agit de savoir s’organiser personnellement et collectivement pour faire face à ceux qui abusent de leurs pouvoirs. Nous ne sommes jamais seuls face à l’oppression et des collectifs ainsi que des institutions se développent pour nous accompagner dans le respect de nos droits de citoyens.

Affectivement, il s’agit de savoir mieux communiquer nos besoins et de mieux encadrer nos relations en apprenant à savoir dire non. Cela passe par le développement d’une affirmation personnelle positive.

Intérieurement, il s’agit de savoir mieux se comprendre pour mieux accepter ce que nous sommes et nous engager dans des relations et des projets qui font sens et nourrissent mieux nos besoins.

Savoir pour pouvoir

« Il faut constater que le pouvoir produit du savoir ; que pouvoir et savoir s’impliquent directement l’un l’autre » – Michel Foucault

Construire son savoir, c’est construire son pouvoir. Pouvoir de survivre, pouvoir de vivre, pouvoir de croître, pouvoir de libérer.

Individuellement, libérer sa pensée de ses illusions, de ses préjugés et de toutes ces méconnaissances qui nous limitent et nous empêchent de prendre plaisir à exister.

Intellectuellement, développer la Science, qui permet de combattre les limitations et les souffrances comme les maladies et le labeur.

Collectivement, continuer à développer le progrès social et politique, qui permet une meilleure redistribution des richesses et de meilleurs moyens pour fournir un milieu propice à l’épanouissement de chacun. Car le bonheur des uns dépend du bonheur des proches et de la qualité des relations que l’on cultive avec les autres.

 

4 commentaires sur “De l’émancipation par la connaissance

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    1. Merci pour ce message et l’intérêt que vous portez à ce blog.

      Oui, tout l’art de la réappropriation de sa propre existence passe par cette dialectique entre ce que je « désire au fond » et ce qu’il m’est possible de faire dans ma propre vie.

      Si se contenter de « ce qui est » est essentiel, cela n’est pas pour autant suffisant. Pour nous sentir bien durablement, il nous faut les deux : aimer ce qui est et trouver les moyens de moins subir, c’est à dire d’agir plus et mieux.

      Bien à vous

      Aimé par 1 personne

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