Quel pourrait-être l’optimum économique ?

l’Economie, c’est la façon dont les êtres vivants organisent ce qu’ils ont et ce qu’ils peuvent obtenir en vue de satisfaire leurs besoins.

Ainsi l’Economie dépend de trois facteurs fondamentaux liés aux richesses :

  • La capacité et les méthodes de production
  • Les modes de consommation
  • Les modes de répartition et de distribution

Au niveau de l’humanité, quelles ont été les modes d’organisation régissant l’Economie au cours du temps ? Quelle pourrait-être l’Optimum Economique ? Dans quelle mesure la motivation des individus y joue-t-elle un rôle ?

Une brève histoire de l’Economie humaine

Avant la révolution économique et politique du XVIIIème siècle, les humains ont longtemps vécu sans comprendre les rouages de l’Economie, négligeant profondément ses facteurs cruciaux comme la capacité à produire et la manière de répartir les richesses en dehors du champs oligarchique (qui est le mode de répartition naturel et primaire des sociétés). L’enjeu économique des puissants et des Puissances était alors cantonné à des dynamiques d’accaparements. Jadis, on voyait le monde comme un gâteau qui ne pouvait pas grossir et que devenir plus riche et plus puissant, passait obligatoirement par l’agrandissement de son territoire.

Avec l’apparition de la Modernité, au XVème siècle, les sociétés occidentales ont commencé à comprendre que la richesse passait par la conquête mais également par la fructification de ce que peut offrir les territoires acquis. Ainsi naquit la Banque et le Capital qui permis d’investir dans de meilleurs modes de production, et ainsi vit le jour la machine à vapeur, les moyens de transport, la Télécommunication, l’Intelligence Artificielle…

La Modernité se termine en ayant offert des moyens de produire et de consommer inouïs à l’humanité. Cependant elle laisse une incroyable carence dans la manière de prendre en compte l’Ecologie et le Juste dans sa manière de produire et de consommer.

L’humanité s’est donnée les moyens mais s’est assujettie à la propre production de ses moyens, sans suffisamment se raisonner, sans suffisamment penser l’Humain et la Vie comme infiniment plus important que le Capital et le Travail eux même bouleversés par l’essor des nouvelles technologies. Avec, sous nos yeux, cette Révolution Immatérielle qui va rompre avec le besoin de main d’oeuvre laborieuse qui avait fait naître les révolutions marxistes opposant le Capital et le Travail.

Demain, le besoin de révolution se situera de plus en plus dans l’opposition entre le Capital Immatériel et le Travail Créatif (car pour un travailleur dans l’Immatériel, le besoin en Capital est infime : un pc, un smartphone et un accès internet). Et ceci au niveau du fossé créé entre les classes éduquées et programmatrices, détenant la connaissance et les classes délaissées de l’accès à l’Intelligence.

Quel pourrait être l’optimum économique ?

Dans ce contexte, comment faire tendre l’Economie vers des modes de production écologiques et des modes de répartitions des richesses, des services et des accès aux connaissances qui soient justes et équitables ?

Balayons ainsi ce qu’il devrait (dans le sens de souhaitable) advenir des facteurs fondamentaux à l’aune de notre société post-moderne portée par l’essor de l’Immatériel (Digitalisation, Robotique, Génétique, Noétique) :

  • La capacité et les méthodes de production seront transformées radicalement par l’informatique et les robots faisant émerger des usines et des sociétés de services sans opérateur beaucoup plus performantes et moins coûteuses économiquement et écologiquement, délaissant les logiques de délocalisations.
  • Les modes de consommation seront orientés vers les produits plus respectueux de la santé et du vivant où la Qualité et l’Utilité Partagée passera avant la Quantité et la Possession.
  • Les modes de répartition seront redistribués dans la mesure de l’avancée partout sur la Planète de l’accès à la Libre-Négociation où les forces démocratiques se soulèveront pour réduire toutes les formes de concentration de pouvoirs et participer à l’avènement d’une société plus transverse et moins hiérarchisée.
  • Les modes de distributions des richesses et des connaissances seront plus étendues et de nouveaux types d’écoles, d’hôpitaux et autres bien communs sortiront du joug de pouvoirs concentrés et hors-du-monde pour s’approcher au plus près des besoins de l’usager, de la population et du vivant.

le poids de la motivation dans l’Economie

Et si dans les facteurs fondamentaux de l’Economie, nous aurions fait l’impasse sur un des plus crucial : la Motivation ?

En effet, la Soumission et la Loyauté ont longtemps été le postulat de base dans les sociétés humaines oligarchiques où le pouvoir était hyper-concentré et la motivation des humains-asservis était inféodé et limité au besoin de survie.

Puis avec l’avènement du Libéralisme porté par les classes bourgeoises outillées par la Monnaie est apparut la possibilité de sortir de la loyauté forcée de l’Oligarchique pour le choix du Marché de la Ploutocratie. Le choix du marché consistant à pouvoir sortir des ses insatisfactions individuels en allant vers le meilleur employeur, le meilleur produit, le meilleur état, la meilleure monnaie en fonction d’un marché qui ne cesserait de s’améliorer par la logique Aristocratique du « Meilleur gagne ». La loi du Marché a sévi et nous sommes donc passé de l’ère de la loyauté contrainte à l’ère du Choix par le Capital. De la motivation par la peur et la survie, à la motivation par l’envie et la compétition sociale.

Avec l’avènement de l’Optimalisme portée par les classes digitalisantes outillées par la Data va apparaître la possibilité de sortir du choix du Marché, dispendieux et polluant (30 % des richesses mondiales sont utilisés pour faire vendre et se distinguer de la concurrence, sans compter les crises et inégalités produites par la spéculation), pour promulguer l’action de la Négociation. L’action de la négociation consistant à pouvoir transformer directement un produit, un service, une organisation, un pouvoir, un Etat, un Monde, sans avoir à construire un clone plus compétitif qui vaincra les autres essais… Où l’insatisfaction est exprimé avec des vraies demandes, et les vraies demandes prises en compte par les organisations car contraintes économiquement par ce flux direct d’évaluation.

Passer de l’ère de la compétition par le Libre Marché nourrit par l’envie et la possession, à l’ère de la Co-Construction par la Libre Négociation nourrit par le désir et la conscience du vivant.

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