La mise au Monde – Roman – Chapitre 1

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Clara était à demi endormie. La vitre froide et vibrante de l’autocar lui glaçait la tempe. Le moteur grondait derrière elle, lourd et régulier, comme une chose à demi-vivante. Elle aimait cette sensation de vibration dans sa chair et dans ses os. Dans la pénombre d’un clair de lune d’une nuit de janvier, elle distinguait les arbres dénudés défilant, rétroéclairés par les phares puissants et réconfortants du véhicule. Elle prenait son poste à 5 h du matin et reprendrait son siège, le même, à 13 h 10. La même pensée revenait, toujours à cet endroit du trajet, comme une habitude des neurones. Elle avait l’impression de sortir du lot quand elle songeait à ça. De sortir la tête froide et trempée de sa pataugeoire d’ouvriers. Dans sa tête, se rejouait la même scène, la même impression. Elle pensait au film « Un jour sans fin », mais dont l’acteur principal n’aurait pas la possibilité d’opérer sa journée différemment. Les journées se suivaient et se répétaient inlassablement. Mais il y avait là-dedans une sensation de vivre, de vivre quelque chose que les employés dans les bureaux, les étudiants dans leur innocence, ne vivaient pas. S’arracher de son lit à 3 h 45 tous les matins des semaines impaires, pour embrasser la nuit froide et parfois étoilée et affronter la vie des déshérités de la culture, des vibrants empoussiérés que le destin lui avait fait épouser. Ce qui la marquait dans sa condition, c’était la saleté. Son bleu de travail s’entachant de jour en jour, jusqu’à la prochaine machine. Ces mains qui se calcinent ou se teignent selon les opérations et les produits chimiques qu’elles impliquent. Elle se sentait atteinte dans sa beauté, dans son style, et quand elle déprimait, dans sa dignité.

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Comment transformer le monde ? (2ème partie : agir sur quoi)

Comme nous l’avons vu dans l’article précédent, ne pas vouloir améliorer le monde et donc le transformer peut provenir de formes de soumission immobilisantes ou plutôt « status quo »isantes comme la résignation personnelle ou l’humilité dévoyée.

Mais l’immobilisme provient avant tout de formes de domination qui ont des intérêts dans le maintien des déséquilibres psychologiques, sociaux et écologiques actuels.

Pour améliorer le monde, ne s’agirait-il pas d’opérer un rééquilibrage socio-politico-économique qui corrige la domination par la résistance et la libération des soumissions ? Examinons cela ensemble, si vous le voulez bien.

Et avant cela, qualifions au mieux ce problème que le monde a et duquel il nous faudrait nous soigner…

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Comment transformer le monde ? (1ère partie : avec quelle attitude)

Voilà une question intellectuellement stimulante, n’est-ce pas ? Surtout si l’on s’y attelle de manière réaliste et pragmatique.

Mais en écrivant ces quelques mots, une part de moi a peur de passer pour un utopiste mégalomane.

Et à vrai dire, quel pourrait être le mal à ça ? Mis à part inquiéter cette part de moi qui a intériorisé le jugement de la norme sociale de la résignation abusive et de l’humilité dévoyée, toutes deux pouvant se muer en humbles servantes de l’immobilisme social et écologique ?

En fait, peut-être qu’avant de vouloir changer le monde, il faudrait commencer par clarifier les attitudes qui rendent ce désir suspect…

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Que sommes-nous ?

Quelle identité nous donner ? Quel être être pour bien être ?

Pourquoi ces questions sont-elles si philosophiquement importantes, si fondamentales ?

Parce que nous sommes dotés de conscience. Et la conscience, ça fait quoi ? Cela génère de la représentation. Et cette représentation, elle sert à quoi ?

Elle sert à nous opérer, à nous faire être, à nous faire faire et à nous faire advenir. Notre représentation nous fait, elle nous construit, elle nous fait réagir, co-intervenir et devenir.

Nous sommes libres de nous définir et de nous redéfinir, en notre essence, avec réalité et illusion.

Essence, créance et existence, les trois en un.

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Comment se libérer d’emprise psychologique ?

L’emprise psychologique est un phénomène insidieux qui est difficile à percevoir, à comprendre et à s’en libérer.

Elle est un phénomène de captation du système attentionnel et émotionnel d’un individu par un autre et/ou un groupe. C’est une prise de contrôle subtile sur les structures de sens : les croyances, les affects, la mémoire et le sentiment d’identité.

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