Comment transformer le monde ? (1ère partie)

Voilà une question intellectuellement stimulante, n’est-ce pas ? Surtout si l’on s’y attelle de manière réaliste et pragmatique.

Mais en écrivant ces quelques mots, une part de moi a peur de passer pour un utopiste mégalomane.

Et à vrai dire, quel pourrait être le mal à ça ? Mis à part inquiéter cette part de moi qui a intériorisé le jugement de la norme sociale de la résignation abusive et de l’humilité dévoyée, toutes deux humbles servantes de l’immobilisme social et écologique ?

En fait, peut-être qu’avant de vouloir changer le monde, il faudrait commencer par clarifier les attitudes qui rendent ce désir suspect…

Qu’est-ce qu’il y a de bon et de mauvais dans l’utopie ?

Le bon d’imaginer une société meilleure.

Le mauvais de ne faire que ça et de ne pas œuvrer à transformer la société actuelle vers son mieux.

Donc, il s’agirait de ne pas être utopiste en se perdant dans un « non-monde » imaginaire, mais d’être « protopique » : d’œuvrer sainement pour un monde idéal et réaliste en gestation.

Qu’est-ce qu’il y de bon et de mauvais dans la mégalomanie ?

Le bon de ne pas s’enfermer dans des limites.

Le mauvais de ne pas savoir ni s’en poser, ni les respecter.

Le mauvais de ne pas les poser justement, avec les moyens qu’on a, sans corruption ; ni de celle de la démesure, ni de celle de la justification du mal. Ni hubris, ni machiavélisme. Il nous faudrait en fait de la mégalomanie saine, celle qui respecterait notre « attrait pour la transformation » sans déséquilibre narcissique, ni fins qui saliraient les moyens.

Être proactif sans être tyrannique ni à côté de la plaque.

Donc, ne pas être mégalomane mais « mésodynamique » : juste et équilibré dans sa recherche de transformation.

Une transformation qui servirait la vie, le corps et le monde, sans que le Moi tire trop la couverture vers lui. Et pour cela, épouser un idéal et des valeurs justes et sains.

Non pas de manière « mégalo-utopiste » mais de manière « protopique mésodynamique », ou plus simplement : pragmatique et équilibrée 😅.

Car, au fond, peut-on vraiment espérer équilibrer le monde si l’on n’est pas, d’abord, engagé dans son propre équilibre ?

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