Un conflit psychique profond me traverse.
Au fond de moi, deux parts s’entrechoquent.
Une part vulnérable, et peut-être voire sans doute vulnérabilisée, cherche à faire son job : attendrir, accepter le désarroi, tourner la page.
Une part hargneuse, et peut-être sans doute agressivisée, cherche à produire son effet : ne pas se laisser faire, lutter, combattre, effrayer pour se faire respecter.
Fut-il préférable que ces parts ne soient pas grimées par le paraître ? Qu’elles soient dignes, authentiques, intègres dans leur fragilité et dans leur force ? Qu’elles ne cherchent pas à attendrir les autres ou à les intimider pour s’en octroyer quelques avantages biaisées et manipulés en respect, en soin et protection ?
De l’enfance à l’age adulte
Ces réactions émotionnelles se manifestent. Elles cherchent à interpeller. Elles veulent être vues, entendues, comprises.
Mais comprises de qui, des parts de moi ou des parts des autres ?
La fragilité qui fait jaillir les larmes procure du soulagement en soi, même dans la solitude. Elle mobilise la part de nous aimante pour nous réchauffer le cœur et elle produit une acceptation de la situation qui procure apaisement.
La hargne qui fait serrer les poings et les dents procure de l’énergie pour faire face et défendre son beefsteak. Si elle est guidée et canalisée vers de la sublimation (en aiguillant l’énergie ardente et combative vers la revanche élévatrice plutôt que la vengeance directe et absurde).
Nul besoin d’enquiquiner des indifférents innocents avec nos illusions et nos préjugés, pour la plupart construits avec des souvenirs douloureux attachés par des élastiques émotionnels déformants.
Ne pas agir sous l’ego de l’enfant ressentant la frustration en mode passif-agressif, boude-rejet, frustré-offensif. Ce signe extérieur de soumission. L’entendre sans plus trop en passer trop par là.
Puis affronter, si besoin, avec justesse, respect et assertivité.
Se retenir de mal-agir sous fatigue, chercher un apaisement, pleurer à l’écart ou avec bienveillance, dormir ou se divertir positivement en attendant. Puis, une fois rééquilibré, raisonner et agir. Chercher à se restaurer intérieurement avant d’agir socialement.
Pleurer, seul ou devant les autres, pour nous sentir mieux.
Mobiliser sa force vitale animale, pour nous faire meilleur.
Nourrir la complicité intérieure de ces deux parts, qui jouent un rôle à prendre au sérieux : vivre au mieux, ensemble.
Inclure et protéger.
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