– Bonjour Georges, avez-vous vu Monsieur Cyrulvnik ?
– Bonjour Monsieur Paul. Non, lui et les autres polonais n’ont pas pointé ce matin. Ils avaient une convocation au commissariat aujourd’hui. Du coup c’est moi qui me coltine la presse 400 tonnes aujourd’hui, avec cette chaleur et le retard sur les commandes, je vais passer encore une sacrée journée moi.
– Je vois ça, bon courage Georges, merci pour ces informations.
*
– Tu as fait quoi ensuite ?
– Je suis aller chez eux pour voir s’il y avait du monde pour me renseigner.
– Et voilà, ça c’est le Paul que j’aime !
– Oui Marcel, je sais, mais bon, y avait personne, j’ai demandé aux voisins, ils n’ont rien pu me dire. Je suis allé trainer autour du commissariat pour voir si je voyais quelque chose. Rien. Du coup, j’espère qu’ils sont partis et qu’ils n’ont pas été emmenés.
– Tu as fait ce qu’il fallait faire pour ces familles. Tu veux que je te dise, c’est des milliers de familles juives qui sont concernées par cette déportation en France. Les nazis ne s’arrêteront pas là, ils feront tout pour exterminer les minorités et les opposants politiques si on ne les arrête pas. Qu’est-ce qu’il faudrait faire pour renverser ce putain de pouvoir nazi ?
– A part faire perdre la guerre à Hitler ou le tuer lui et les têtes du régime, je vois rien d’autre.
– Tout à fait d’accord avec toi. Si y a un truc à faire, ici et maintenant à notre époque, c’est d’essayer de jouer un rôle là-dedans.
– Et tu comptes t’y prendre comment toi ?
– Je vais continuer à m’engager plus activement dans la résistance. D’ailleurs là on prépare un coup.
– Et ça ne te fait pas peur ?
– Moi ce qui me rendrait malade, c’est de ne rien faire. C’est sûr que ça me fait peur, mais je trouve ça grisant en vérité. Je préfère être excité, vivant, connecté au monde, son histoire, ses aventures, être dans le bon camp et y mourir que de la jouer plan plan.
Après chacun décide des missions et des risques que les camarades veulent prendre dans notre section. Je suis sûr que tu pourrais trouver ta place dans le dispositif. Ça te dit de venir à la prochaine réunion, tu pourrais parler de ce que tu as fait et vu et ça te permettrait de te faire une idée de ce que c’est, qu’est-ce que tu en penses mon ami ?
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