Voilà plusieurs mois que je me suis refrotté au monde des humains. J’ai organisé ma vie autour de deux pôles existentiels. En premier lieu, la puissance intérieure avec le maintien de bonnes routines pour développer et maintenir un corps et un esprit sains, où seul, je me sens en harmonie biologique. Cela a pour effet de recalibrer l’excitation que je ressens quand je fais des choses avec des autres et de diminuer significativement l’appétence pour les nourritures et les activités addictives. L’autre pôle, c’est la puissance extérieure, l’aptitude sociale à faire des choses importantes et kiffantes ensemble. J’ai besoin de moins d’ego pour ressentir les mêmes shots de dopamine intérieure. J’arrive de mieux en mieux à amplifier mon bonheur avec les autres et j’apprends de plus en plus à déconnecter ma victime intérieure lorsque les choses se gâtent.
Partagé, le bonheur s’amplifie, mais le malheur aussi. Quand on va dans le monde, il nous faut des désirs d’expériences positives à partager, et il nous faut un corps sain et un esprit sain pour y évoluer. La fatigue nous fait plus facilement sombrer dans la victimité qui est le toxique de toutes relations à soi et aux autres. D’ailleurs, pourquoi est-il si facile pour la pensée et l’esprit d’aller vers la victimité dysfonctionnelle que vers la combativité harmonieuse ? Certainement parce qu’on nous apprend cela dès le plus jeune âge et qu’il n’y a pas grand monde pour nous apprendre la combativité harmonieuse…
Nourrir de tout son néocortex une intention combative vers une vie heureuse et harmonieuse et extraire son esprit sans relâche de chaque tentative du cerveau archaïque de nous faire sombrer dans les boucles de pensées victimisantes, voilà ce qui est faisable. Reprogrammer le cerveau archaïque, voilà ce que le chercheur d’existentialité heureuse doit apprendre à faire. L’ego-victime-sauveur-persécuteur est la chose à éteindre en nous. L’envie inadaptée c’est lui, le stress c’est lui, la lourdeur c’est lui, l’enfer, c’est lui. L’ego-âme-force-joie est la chose à cultiver en nous. C’est en ce lieu que se chemine un petit paradis personnel à partager avec ample générosité et à défendre avec juste force.
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