Voilà le topo, deux personnes sont susceptibles actuellement d’induire en moi une dégringolade psychique. Il m’arrive parfois de faire des lapsus en parlant d’elles ou en m’adressant à elles en confondant réciproquement leurs prénoms.
Ces deux personnes ce sont mes frères, l’un biologique, l’autre « âmical ». Il y a une construction cognitivo-émotionnelle de l’ordre de la « familialité » qui remonte à ma naissance pour mon frère et à l’adolescence pour mon ami. Lorsque de la confrontation jaillie entre nous et que je suis fatigué, pour les deux, c’est la même chose : il peut m’arriver de me transformer en une sorte d’Hulk intérieur. Cela fait très longtemps que je ne l’ai pas laissé passé à l’acte celui-là. Je l’ai d’ailleurs jusqu’ici toujours contenu même si en l’espace d’un déclic, je l’ai laissé m’envahir physiquement et agresser ce qu’il ne pouvait s’empêcher d’agresser et ainsi gâcher d’autres relations amoureuses et amicales. Si je devais les compter, il a du jaillir une dizaine de fois avec mon frère, 7 ou 8 fois avec mes parents, 5 ou 6 fois avec mon ex femme, deux ou trois fois au travail, 2 ou 3 fois avec mon âmi.
Pourquoi il y a un Hulk en moi prêt à tout défoncer et à tout gâcher ? Je dirais qu’il y a 3 sources à cela :
- Une génétique favorable
- Une paternalité qui m’a transmise ce super bad pouvoir – l’impulsivité, la critique excessive et la violence apprise
- Un système relationnel négatif envers moi-même et envers les autres insuffisamment déconstruit
La négativité, c’est la négation de soi ou la négation de l’autre et dans tous les cas, la négation du kif qu’offre le miracle de l’existence dans ce réel inouï et merveilleux qui nous produit dans l’innocence joyeuse et nous conditionne dans le maltraitement social des abus de pouvoirs.
Depuis toujours je me malmène avec ça. Néanmoins, ayant trouvé et renforcé très significativement un chemin de quiétude et de kif intérieur, j’ai pu nettement exister psychiquement au dessus d’elle 350 jours sur les 365 de la révolution terrestre (15 jours avec une rechute significative sur l’année écoulée).
Mais voilà, ces derniers jours, le monstre veut ressurgir, il essaye de m’acculer en me troublant, en me fatiguant pour me desautodiscipliner de mon hygiène de vie qui me maintient à distance de lui et me fait parfois embrasser le ciel.
Mais voilà, le démon punitif et vengeur était là, il patientait, attendait que la vie humaine et ses pièges psychologiques me refassent tomber dans son antre. A vrai dire il n’a pas changer lui, il est toujours aussi méchant, aussi déstabilisant, aussi puissant. Certes, je sais mieux m’attraper aux branches, je sais mieux mettre des gants sur ses griffes pour ne pas trop gâcher les relations, j’arrive à me mettre au garage et à méditer pour m’en dépêtrer de plus en plus fort, mais il est là et n’a pas perdu de sa superbe. J’ai toujours ma part de marécages. Et bon dieu, « j’ai horreur des marécages ! », avais-je hurlé repris par un écho envahissant la campagne, lorsque nous partions jouer les coureurs des bois avec mon frère, la gadoue qui me ventousait les semelles et me trempait les pieds. On en avait beaucoup ri, mais au fond de moi, j’aurais aimé que nos vies soit étanches de toute terreur enfantine.
Il y a les traumas qui nous troublent et une méthode pour les circonscrire : user de pleine et câline conscience, user de pardon et d’auto compassion, user de science et surtout d’humour et de festivités.
Il y a les relations toxiques avec nous-même qui nous font aller vers nos marécages. On pourrait rester en soi à kiffer la vie, là, tous ensemble, mais non, notre domestication sociale, notre surmoi qui veut les récompenses et notre moi blessé qui veut éviter des sanctions enfantines illusoires mais bien réellement ancrées, nous fait nous maintenir dans des souffrances persos.
Bref, la question là, c’est comment se délivrer de cette gadoue, de cette domestication abusive barbare qui nous pousse à exulter notre part de méchanceté et de violence apprise.
Comment désapprendre la violence apprise ? Comment se pacifier profondément ? Comment assainir les marécages ? Comment sortir durablement et fermement de la négativité apprise et vivre dans un petit paradis de positivité ?
La positivité, c’est l’ouverture de soi, l’ouverture à l’autre, la sensation immanente du kif qu’offre le miracle de l’existence dans ce réel inouï et merveilleux qui nous produit dans l’innocence joyeuse et nous conditionne dans le maltraitement social des abus de pouvoirs.
La positivité solide et durable, n’est ni cynique, ni insouciante. Elle sait que l’autre, ça peut blessé, elle sait surtout que soi, ça peut blessé, alors elle voit ça comme un jeu, comme une sorte de jeu de rôle intérieur et extérieur avec pour personnages :
- un maitre géologue qui connait la topologie psychique et conduit des chantiers d’assainissement pour ne plus s’embourber longtemps dans les marécages
- un apprenti acrobate, voltigeur, fakir et danseur ayant pour quête de kiffer le vivre au dessus des braises
- un apprenti pompier qui apprend à extirper du danger et à soigner
- un apprenti architecte qui apprend à déconstruire la violence et la négativité apprise pour opérer la construction d’une maison psychique plus saine, faite de bonnes habitudes cognitives et comportementales
- un bon magicien, qui de part sa parole, délivre des anciens mauvais sorts, affronte et apaise le dragon et réenchante l’existence
- un Bon Parent Intérieur pour soi qui apprend à affronter la peur des autres et offrir un cadre clair et ferme, qui protège, soigne et libère la vie bonne

Belle aventure vers la libération du mal à toutes et tous, keep kif ❤
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