Une raison de vivre à la mer

Je suis tombé sur cette citation aujourd’hui :

« Celui qui a une raison de vivre peut endurer n’importe quelle épreuve, ou presque ! » Friedrich Nietzsche

Lorsque l’on traverse une épreuve et que l’on se sent noyé dans ce grand océan complexe et hostile du Monde, il nous faut une bouée. Personne n’ouvre un texte sacré sans sentiment de s’échouer. Personne ne se cherche un guide sans sensation de perdition.

La bouée du Sens, cette raison de vivre que propose Nietzsche, est-elle si accessible ?

Personne, que je sache, n’a proposé de raisons de vivre suffisamment solides pour tout endurer ou presque, mis à part cet instinct de survie qui nous colle au corps. Toute bouée finie par s’érodée avec la houle des Temps qui passent ou à céder dans les lames fracassantes des aberrassions et des cruautés humaines.

Et pourtant tant de bouée fabriquées, tant de religions de développées, tant d’illusions à ingurgiter pour se tenir à la surface d’un Monde qui nous heurte et nous absorbe.

Nietzsche, en bon philosophe, a combattu avec fermeté ces bouées là sans vraiment proposer autres choses que d’autres bouées à la fois attrayantes et douteuses avec des inscriptions comme « Deviens ce que tu es », « Surhumain », « Volonté de Puissance ».

En fait, chez les philosophes, on trouve quatre sortes de bouées :

  1. Les bouées du Divin qui nous font penser l’Humain comme Co-Créant avec les Forces Naturelles et Divines : vous n’êtes plus seul, vous êtes En ou Avec le Créant. Bouées à destination de notre Enfant Intérieur qui a besoin d’un Parent Suprême qui nous accompagne et qui nous montre le chemin. Les dogmatiques religieux avec les bouées à barbelés et à crochets ne sont souvent pas très loin.
  2. Les bouées du Surmoi qui s’attachent à la force de nos vertus intérieures pour faire face au monde. Bouées à destination de notre Parent Intérieur : « deviens ton Parent Suprême » en quelque sorte. Bouées pas très inclusives.
  3. Les bouées de l’Amour et de l’Acceptation qui visent à ajuster son niveau de conscience à ce que nous sommes et pouvons vraiment, à nous faire aimer le Monde tel qu’il est et tel qu’il va, à nous faire devenir OK avec nos limitations et nos finitudes. Bouées sans chichi, sans cap, avec une couleur rouge qui a tendance à ternir avec le temps.
  4. Les non-bouées du Combat qui partent du principe que dans un monde livré à lui-même, coupé de toute Interventions Parentales Suprêmes (Miracles), la seule manière d’agir face à l’adversité, c’est de se battre pour que le Monde change par Nous, avec Nous et en Nous. Ici, il n’y a pas de bouée, il y a un écriteau : « remonte à bord, cramponne toi et transformons ce foutu galion ! ».

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