La vie, l’amour, la guerre – essai poétique

La vie se consume et se consomme dans une vrille d’attractions qui se crochettent les uns les unes, qui se décrochent les unes aux autres. L’amour est une tendre guerre qui veut la paix et qui y laisse parfois des ruines. Elles sont belles ces ruines. C’est pas toujours tenable la guerre et c’est pas toujours tenace les amours. La relation est une tenaille en fait, une pince à braise, avec un bord connu qui nous apaise et un débord méconnu qui nous attise.

Le chemin de la vie, c’était suivre les appels de la relation, de la relation à soi, aux autres, au monde. Aphrodite qui relie et Mars qui délie. Il faut se méfier des femmes qui lisent et ils faut se méprendre des hommes qui hurlent. Les trompettes désireuses du pouvoir résonnent en chœur et en diapason avec les chants réconfortants de l’amour. Là où il y a un battant ou une battante, il y a des cœurs qui battent pour cette créature créante capable de déconstruction.

Là où il y a de la création, il y a de la complicité. Tous les complices s’unissent dans une complainte créative. La création fait face. Elle est cette chose qui ne s’efface pas, qui ne s’efface jamais et qui pose un son d’existence dans ce néant qui nous appelle et qui veut nous taire. Ne nous taisons pas, ne nous terrons pas, ne nous enterrons pas, attisons le spectre de la transformation ! Alliage métallique oxydée de structure structurante et d’union unissante. Alunissons nous ! Décollons pour les rêves avec les plateformes d’ingénierie et de malice que nous créons pour le bien de tous.

Oui de tous, même des intolérants, des briseurs d’espoirs, des petits profitants profiteux, prolificateurs de petits profits rationnels dérelationisants. Les va t’en guerre : allez vous en avec nous, mais avec nous sur terre, la tête dans les étoiles, les fesses dans le caniveau, le cœur qui s’ouvre et le pouvoir qui se partage, c’est toujours ça de moins à subir. Ce pouvoir qui vous gonfle les épaules et qui vous gâche le sommeil, et cette amour qui vous manque, et cette délicatesse que vous méprisez. Ou en tout cas que vous ne savez pas.

Sachez la tendresse, chassez l’amour et ne vous y trompez pas. Adonnez vous à Adonis et recomposer votre vraie nature faite d’un combat qui prend et de lâcher prise qui laisse agir, qui laisse surprendre, qui laisse vous prendre en succombant au délice d’être épris, emprisonné dans le continuum mortem de la vie créatrice.

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