Bonne nuit mon amour ?

Se sentir aimé est vital. « Bonne nuit mon amour », c’est cette lueur de vie dans cette petite mort qu’est le sommeil. Et au fond de la vie, il y a la nuit, la mort, le néant. La Vie, c’est cette affirmation dans le Néant qui nous pousse à exister, à réussir, à se propager, à enfanter. La Vie en nous, c’est le besoin d’amour, le désir d’amour, l’envie de se fondre en l’autre, la pulsion de vie, la libido.

Mais cette pulsion de vie a ses obstacles et son grand adversaire, son antithèse nécessaire : la Mort.

Comme le disait Spinoza, « Là où il y a de la joie, il y a de l’amour ». On pourrait ajouter : là où il y a du désamour, il y a de la mort et là où il y a de la haine, il y a de l’envie de tuer ou de se tuer.

On ne peut pas vraiment aimer les autres si on ne s’aime pas vraiment soi-même. On ne peut pas partager beaucoup de bonheur si on ne partage pas du bonheur en soi même. Comme on ne peut pas détester les autres si on ne déteste pas une part de soi-même.

Apprendre à bien vivre, c’est apprendre à aimer. S’aimer soi tel qu’on est et devient. Aimer l’autre, tel qu’il est et devient, dans ce monde tel qu’il est et va.

Quels sont les obstacles de l’amour ?

La persécution,

La persécution engendre une pulsion de mort sur les autres (vouloir nuire, tuer) et sur soi (vouloir se nuire, se tuer).

La pulsion de mort engendre le désir de vengeance et quand celle ci n’est pas accessible, la pensée tourne en boucle comme pulsion de répétition interne, stérile et nuisible. Il n’y a pas de persécution des autres sans persécution de soi.

la sur-dépendance,

La sur-dépendance engendre le rejet ou la soumission. Le trop de besoin asphyxie la source qui le nourrit, être en sur besoin affectif effraye ou dégoûte les personnes autonomes ou attire les personnes toxiques qui n’ont pas pu encore se désintoxiquer des persécutions passées. La sur-dépendance fait perdre la liberté de s’épanouir au delà de l’autre pour l’un et l’autre.

l’incapacité,

L’incapacité à rehausser positivement l’estime de soi meurtrie par la persécution. L’incapacité à devenir autonome, de ne pas avoir besoin de l’autre pour vivre bien. L’incapacité sociale à gérer les interactions persécutantes ou sur-dépendantes. L’incapacité à se construire un scénario de vie gagnant par delà les scénarios de mort perdants qui nous traversent la vie et l’esprit.

et l’idéalisation

La limitation, la fragilité et l’infériorité face à ce qu’il y a de plus fort que nous, engendrent de l’idéalisation. Idéalisation qui est l’oxygène intime qui nous fait rêver et qui sauve notre flamme de vie quand l’existence est trop dure mais qui engendre de l’incapacité à faire bien et de l’incapacité à agir tout court.

Comment bien vivre ses amours ?

Le respect

Respect inconditionnel de soi et des autres, tels qu’ils nous désirent, tels qu’ils ont besoin de nous et pas besoin de nous aussi.

Puiser dans l’amour-en-soi suffisamment d’amour pour soi pour :

  • se protéger des éléments adverses à notre bonne vie. L’amour-en-soi pour soi nous aide à ne pas faire de fixations sur des personnes qui n’ont pas besoin de nous.
  • jouir des éléments nourricier à notre bonne vie. Des fois il y a des disettes affectives : se nourrir dans la réserve inépuisable au débit limité qu’est notre affection pour nous même.

l’interdépendance

Se donner un cadre et des projets qui optimisent la possibilité de se rendre heureux ensemble et diminue la possibilité de frustrations et de rancunes.

Le pouvoir de séduction, de loyauté, de sélection et de négociation

Être capable de procurer du bonheur et du plaisir à l’autre (même lorsqu’on l’a rencontré depuis quelques minutes).

Être digne de confiance et être capable de donner son amour inconditionnellement.

Pouvoir dire stop et pouvoir trouver une solution à deux pour que l’option du non-stop soit toujours possible.

La juste estime de soi et de l’autre

Souvent on désire l’autre pour jouir de l’impact social que cela engendre sur d’autres, extérieurs à la relation et qui ont de l’autorité sur nous. En cela on en oublie ce qu’il nous faut vraiment pour notre être au-delà de l’ego, des normes et des modes.

L’excès d’exigences nous rends seuls ou mal accompagnés, le manque d’exigences nous rend mal accompagnés. Une relation intense qui perdure semble être une relation où les désirs et intérêts à l’œuvre sont de forces égales et d’alignements communs.

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