De l’intérêt de la spiritualité

Pourquoi vivons-nous ?

Avons-nous un pouvoir caché ?

Telles sont à priori les deux questions qui poussent un être vers la spiritualité.

Du besoin de fascination

Notre âme d’enfant aime les histoires magiques et mystérieuses que nous nous racontons. Et selon la force de notre imagination, de notre volonté de puissance et de notre rapport avec le réel, nous serons plus ou moins sensibles à la quête spiritiste. Il y a en cela une différence fondamentale entre la spiritualité qui cherche à nous donner du sens, et la quête illusoire des « alchimistes » qui cherchent à se rapprocher du Divin pour obtenir des super-pouvoirs.

Il y a derrière cette quête une volonté d’évasion de notre fragilité dans le réel, une volonté de nous réenchanter par l’imaginaire…  Mais dans ce monde rien n’est magique mis à part l’invraisemblance du Réel lui-même qui offre ce miracle de l’univers, de la vie, de la diversité et de la conscience…

Notre véritable pouvoir se situe dans la puissance de notre intelligence (imagination comprise) et de notre capacité à agir de manière concrète pour réenchanter l’existence dans ce monde qui est le notre.

Lorsque l’on délivre la spiritualité de sa dorure imaginaire, elle devient cet effort de conscience qui nous pousse à englober plus qu’à séparer, à comprendre plus qu’à juger, et en cela à nous éloigner de nos petits enjeux personnels pour saisir la force d’agir en faveur de ce qui nous dépasse car nous serons nous-même dépassés par ce Processus plus ou moins effrayant de la mort et du renouveau…

Du besoin d’apaisement

Si nous souffrons, si nous avons peur de la mort, si nous subissons des formes de précarité, s’il y a du manque d’amour : cela aura pour effet de développer plus ou moins profondément en nous un besoin d’apaisement. Ce besoin d’apaisement peut se nourrir de diverses manières et peut nous pousser même jusqu’au suicide (qui cherche à apaiser une souffrance individuelle de manière radicale et définitive).

Il y a en fait plusieurs manières de vivre avec notre souffrance existentielle (manières qui cohabitent plus ou moins ensemble selon les individus et leurs éducations) :

  • tenter de la guérir par des voies concrètes (médecine, psychanalyse, modification/amélioration de ses comportements dans la vie)
  • la fuir dans le matérialisme (consommation, luttes, alcool, drogues, divertissements, fêtes)
  • la justifier dans des croyances qui nous donnent à espérer
  • la transcender dans une spiritualité qui nous donne à relativiser

C’est de ces deux dernières voies que je cherche à en explorer avec vous le sens aujourd’hui 😉

Nous avons besoin de signification

Glisser dans le désarroi, c’est vivre une rupture de sens : lorsque nos systèmes de valeurs et de croyances nous échappent et s’effondrent sous le poids de la réalité concrète.

Si vivre est parfois tragique et difficile, quel sens pouvons-nous donner à cela ?

En fait, la question qui se trame en arrière-fond est : qu’est-ce qui justifie cela ?

Et toutes les histoires sacrées que se racontent l’Homme depuis sa conscience de la mort, cherchent en réalité à répondre à cette question essentielle : pourquoi le monde est-il dur et injuste ?

Nous avons besoin de croyances

Quiconque ne peut vivre sur Terre sans la force de l’espoir. Et nos croyances nous aident à mieux vivre l’injustice foncière de l’existence soit en plaçant notre espoir dans un au-delà (Là Haut, il y aura justice et récompense pour mes peines) soit en le positionnant dans un futur terrestre meilleur où vivre sera bon.

Notre besoin de justification et de finalité nous pousse vers des causes auxquelles nous nous investissons, auxquelles nous nous attachons, auxquelles nous croyons et auxquelles nous avons foi.

Et en cela, il y deux approches pour s’investir dans un sens et s’inscrire dans une finalité :

  • Se nourrir des croyances que ceux qui ont du pouvoir sur nous, nous enseignent. Le sens y a souvent un caractère immuable, organisé autour d’un Bien et d’un Mal qu’un ordre social nous transmet.
  • Se nourrir et développer des compréhensions qui font sens pour nous et qui épousent et englobent de mieux en mieux ce que la réalité nous enseigne. Le sens y a souvent un caractère mystérieux et s’organise autour d’une quête personnelle vers une transcendance.

C’est cette deuxième voie qui est la spiritualité. La spiritualité n’est pas croyance : elle est ESPRIT en recherche d’une forme de libération.

Nous avons besoin de transcendance

La transcendance est cette quête d’union avec ce qui nous dépasse et nous évoque l’étonnement, l’admirable, l’inouï…

L’infini de l’univers, l’infini de la matière et de l’énergie, l’infini de la diversité des choses et des espèces sur Terre, l’infini des sensibilités, des histoires et des réalisations humaines…

La transcendance vise à nous fondre dans ce Tout qui nous a vu naître et qui nous dépasse infiniment. Nous distanciant de la « quasi insignifiance » des enjeux primaires de notre ego.

 

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