Dans quelle mesure pouvons-nous aimer ?

« Là où il y a de la joie, il y a de l’amour. » nous enseignait Spinoza.

Et mieux vaut dans une vie, aimer que de détester, tolérer que de mépriser, désirer que de ne pas avoir envie.

Qu’est ce qui permet et favorise l’amour ?

L’amour est désir d’intégrer.

Désirer croquer une pomme, c’est vouloir que les atomes de cette pommes deviennent sien, désirer un ou une amoureuse, c’est vouloir que les gènes de cette personne fusionnent avec les siens. L’amour existe parce qu’il y a des choses à assembler, à combiner, à fusionner.

Ce qui favorise le sentiment d’amour, c’est la capacité et la possibilité de s’unir. S’unir permet d’être moins vulnérable et plus stable. Un individu n’est pas fait pour vivre isolé, il existe pour apporter sa particularité à un tout qui a besoin de lui. Et pour qu’il y ait union, il faut qu’il y ait désir et pour qu’il y ait désir, il faut qu’il y ait manque.

Si je veux m’unir avec autrui, il faut que j’apporte un « quelquechose » qui comble.

Qu’est ce qui s’oppose à l’amour ?

L’amour tend à la construction, elle donne du coeur à l’ouvrage,  que cela soit pour nos projets personnels que pour nos projets familiaux. Un être qui aura été « mal-construit », qui n’aura pas grandi dans un milieu bienveillant, aimant, encourageant et structurant, souffrira d’une plus grande propension à la haine et la destruction…

L’inverse de l’amour est le dégoût et la haine l’opposé. Le dégoût nous pousse à nous écarter, tandis que la haine nous pousse à détruire. Et ce désir de destruction ne serait exister si notre existence même avait été respectée…

Aimer c’est avant tout : être capable d’aimer

Il y a donc deux voies néfastes à la joie et l’amour :

  • S’assembler avec des choses qui nous dégoûtent (faire par contrainte)
  • S’attacher à ce qui nuit plus qu’à ce qui construit (ne pas faire ou faire mal)

Et donc si l’on opère un retournement, les deux voies propices à la joie et l’amour sont :

  • S’unir avec des êtres et des choses que nous désirons
  • Vouloir construire

La première voie se résout dans l’affirmation de soi et la capacité à conquérir ce que l’on mérite.

La seconde, dans la thérapie, dans la décision de se donner la possibilité de lâcher notre sac de galets qui nous colle au ventre (les mal-traitances que nous avons subies par le passé), d’en tirer les cadeaux (enseignements et causes pour agir) mais se libérer de la masse de leurs attachements qui nous pousse aux ressentiment et aux ressassements inutiles.

Aimer, c’est avancer. Et si je me sens stagner, c’est qu’il y a du manque d’amour quelque part, il y a quelque chose à soigner à l’intérieur ou à l’extérieur de nous.

 

8 commentaires sur “Dans quelle mesure pouvons-nous aimer ?

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