Pourquoi avons nous besoin d’aller dans notre passé pour mieux vivre notre présent ?

La Psychanalyse repose sur ce fondement : « soigne ton passé et ton présent se vivra mieux ».

S’il est avéré que les psychothérapies guérissent de nombreux patients, il en est qui sont plus ou moins efficaces selon les individus. Néanmoins, si cela marche de manière si efficace dans certains cas , qu’est-ce qui fait que cela marche ? (un article intéressant sur le sujet)

Qu’est ce qui se joue dans la « re-découverte du passé » pour que cela puisse autant libérer certaines personnes ?

Le facteur conscient

L’inconscient (ce qui se passe en nous malgré nous) a besoin du conscient (ce que je comprends) car l’inconscient, par nature, ne comprend pas, il vit.

Mais l’humanité ne consiste pas uniquement à vivre comme le ferait un animal incapable de conscience, l’humanité est ce « vouloir agir sur soi et autour de soi » propre à l’élan et la force de notre conscience et de notre raison.

Historiquement, la cérébralité humaine s’est construite à partir de l’animal. Et lorsque la conscience ne respecte pas cette origine voire refuse d’admettre cette part de nous même : notre inconscient nous jouera des tours, car l’inconscient détient les clés de notre énergie vitale. Energie qui est le fruit de notre corporalité et dans un sens, de notre « animalité ».

Comprendre, c’est mettre en conscience. Prendre conscience, c’est pouvoir mieux agir. Mieux agir, c’est mieux vivre. Et l’humain à cette faculté incroyable d’agir sur lui-même, il est capable de refouler, brimer, ou vivre et encourager certains sentiments, certaines émotions.

Le désordre intérieur qui conduit un être vers le mal être réside dans le mal agir envers soi-même. Où la guérison durable passe par : arrêter de se malmener soi-même et s’ouvrir à ce que le « corps » nous dit au travers de nos émotions…

Nos forces conscientes et agissantes (notre mental) transcendent et transforment la Nature (ce qui nous a engendré) par la capacité de l’humain à créer des artefacts, des organisations, des cultures qui peuvent s’opposer voire détruire la Nature dont la nature humaine elle-même…

Rester inconscient du mal que nous faisons et que nous nous faisons à nous-même, c’est s’interdire toute guérison.

le facteur inconscient

Si la décision consciente de se réconcilier et de retrouver une harmonie avec sa propre nature est la clé d’une thérapie, la « délivrance inconsciente » est la serrure intérieure qui libère son être en profondeur.

Car Vouloir ne suffit pas à Pouvoir et si le mental peut être incroyablement fort, il y a plus fort que le mental, il y a plus fort que le conscient : il y a l’Inconscient.

La part profonde de notre inconscient fonctionne comme un animal et plus nous remontons vers la lisière du conscient et plus cela fonctionne comme un enfant.

L’enjeu inconscient d’une thérapie consiste à pouvoir mieux communiquer avec notre enfant et notre animal intérieur. Enfant et animal qui peuvent être fâché contre notre partie consciente…

Tout l’art de la thérapie est l’art de comprendre ce que notre inconscient désire (veut et ne veut plus) pour nous autoriser intérieurement à être ce qu’au plus profond de nous, nous sommes.

La délivrance

Même si nous nous comprenons et nous agissons sur les anciens fonctionnements qui sont en fait trop stricts envers nous-même, les traumatismes et les habitudes du passés resterons. Un peu comme l’animal domestiqué qui ne sait pas aller vers la liberté.

La puissance d’une thérapie consiste à nous autoriser et à nous rééduquer à la liberté et à cette union intérieure ressentie comme si bonne entre conscience et nature.

Une bonne thérapie permet de mieux comprendre la part de nous même qui nous juge (bonne et mauvaise conscience) et nous pousse à agir (ce qui est bien) et de l’emmener vers plus de respect de soi (ce qui est mieux).

Se délivrer du passé douloureux, c’est le comprendre, l’accepter et se détacher des fonctionnements néfastes qu’il a engendré en nous. Où la délivrance se ressent comme un fardeau intérieur (intranquilité, anxiété) qui s’évapore dans un sentiment d’amour et de désir de vivre.

Mais se libérer intérieurement ne resoud pas le problème du manque de liberté extérieure vers lequel nos anciens fonctionnements nous ont entraînés. Après s’être libérer de notre enprisonnement intérieur, il s’agit de se libérer de nos prisons extérieures…

Comment avoir confiance en soi et braver les autres ?

6 commentaires sur “Pourquoi avons nous besoin d’aller dans notre passé pour mieux vivre notre présent ?

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  1. Lorsque nous allons mal il nous est difficile de comprendre le cheminement et d’entamer les reflexions dur soi qui pourtant sont la seule issue vers un « mieux être avec nous même et envers les autres..et c’est pourtant la seule véritable issue pour aller mieux apprendre à accepter à s’aimer et aimer les autres et la vie..mais ça n’a rien de facile..le chemin est plein d’ornieres..a nous de les franchir avec brio..et davancer un peu plus chaque jour.. vers une estime de soi et le plaisir de vivre retrouvé et même amplifié..

    Aimé par 1 personne

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